Le projet · Grenoble

De la première graine à ECOVIDALIM

Avant d’être un projet technique, ECOVIDALIM est une histoire personnelle : celle d’un retour aux sources, après un long détour. Voici d’où vient ce projet, ce qu’il défend, et où il en est réellement — chiffres à l’appui, y compris ceux qui ne sont pas flatteurs.

Suivi mis à jour en août 2026 Version V1.2 Micro-entreprise, SIRET 10636644600016

  • SIRET 10636644600016
  • RC professionnelle — attestation
  • Matériel fourni, alimenté en 12 V
  • Grenoble & Isère, déplacements en AURA
  • Conçu par un étudiant en biologie de l'UGA

Chapitre I — l’humain

Quatre étapes, vingt ans

Je m’appelle Lukas Vidal, j’étudie la biologie à l’Université Grenoble Alpes et j’anime moi-même les ateliers ECOVIDALIM. Le projet ne sort pas d’une étude de marché.

L’éveil — la fascination de la graine

Je me revois encore, enfant, plantant cette première graine. Ce qui me fascinait, et me fascine toujours, c’est cette minuscule cellule capable de déployer toute l’énergie d’un arbre.

À cet instant est né un désir simple mais tenace : ma ferme, mon autonomie, ma liberté. Une intuition d’enfant qui allait mettre vingt ans à trouver sa forme.

Le détour — « le jardinage, c’est ringard »

En grandissant, j’ai voulu fuir ce que j’aimais. Le jardinage, c’était vieux, c’était dépassé.

À la faculté de biologie de l’Université Grenoble Alpes, j’ai aussi dû composer avec mon TDAH. La théorie pure m’échappait souvent ; j’ai fini par trouver un remède : faire. Construire des projets concrets est devenu ma manière de canaliser cette énergie et d’ancrer ce que j’apprenais. Le TDAH, non pas comme un handicap, mais comme un moteur de création par l’action.

Le retour aux sources — ce qui est au fond ne part jamais

La passion a fini par gagner. Les objectifs de ferme géante sont devenus plus réalistes, plus locaux, mais tout aussi ambitieux.

J’ai compris que l’écologie et la nutrition ne devaient pas être un luxe, mais un droit. Que la distance entre le lieu de production et l’assiette n’a jamais été aussi absurde. Et que la technologie la plus utile n’est pas la plus complexe, mais la plus accessible.

L’engagement — Grenoble, et maintenant

Aujourd’hui, ECOVIDALIM est ma manière de m’engager concrètement. Je commence par les écoles, les collèges et le tissu associatif de Grenoble, pour transmettre ce que j’apprends et construire ce que j’avais imaginé.

Mon but tient en une phrase : que chaque enfant puisse voir une plante pousser et comprendre ce qu’il y a dans son assiette.

Chapitre II — la vision

L’écologie n’est pas un privilège

De cette histoire personnelle est né un constat plus large : celui d’une fracture alimentaire urbaine qu’aucune boîte noire technologique ne réparera seule.

La technologie la plus avancée n’est pas la plus complexe, mais la plus efficiente et la plus partageable.

Manifeste ECOVIDALIM — ingénierie frugale

Ingénierie frugale

M’appuyer sur les sciences du vivant plutôt que sur la surenchère électronique. Faire mieux avec moins, et durablement. Une station se construit avec un microcontrôleur, deux pompes et du bois — pas avec un abonnement.

Pédagogie accessible, design protégé

Le savoir agronomique doit rester accessible : c’est pourquoi je vends les plans à un prix symbolique plutôt que le produit fini. Le design et l’ingénierie de la station relèvent d’une conception originale, dont je conserve les droits pour garantir l’indépendance du projet.

Ancrage territorial

Né dans l’écosystème de l’UGA et le tissu associatif grenoblois. Mon rôle est d’armer les acteurs de terrain : collectivités, écoles, tiers-lieux. Pas de vendre une solution clé en main que personne ne saurait réparer.

Chapitre III — la construction

L’avancement, sans maquillage

Pas de boîte noire, pas de promesse creuse. Voici l’état réel de chaque chantier, mis à jour en août 2026. Un chantier est à 10 % — je préfère l’écrire que le cacher.

Avancement global — ECOVIDALIM V1.2

Août 2026

Moyenne pondérée des quatre chantiers

58 %

Valeur exacte : 57,5 %, arrondie à l’affichage

01 — Matériel

60 %

Prototype physique et sourcing. Composants validés : ESP32, pompes 5 V, MOSFET, module Buck. Câblage testé sur platine d’essai.

Reste l’assemblage final du châssis, en contreplaqué marine ou en pin massif imperméabilisé. Le MDF est écarté : il gonfle à la première humidité.

02 — Biologie

10 %

Tests de culture et calibration des nutriments pour la laitue, le basilic et le radis. J’en suis à la recherche théorique : Howard Resh, Bridgewood.

Les plages visées sont documentées — pH 5,5 à 6,5 ; conductivité 1,2 à 2,0 mS/cm ; 20 à 24 °C — mais elles ne sont pas encore validées par mes propres campagnes de culture. C’est le chantier le plus en retard.

03 — Logiciel

80 %

Programme Arduino opérationnel : pilotage des MOSFET en PWM, cycle lumineux 16 h / 8 h, remplissage automatique.

L’interface de suivi, hébergée localement sur l’ESP32, est en cours de conception. Aucune donnée n’est publiée sur ce site : les valeurs de culture seront diffusées quand elles seront mesurées.

04 — Documentation

80 %

Rendre le projet reconstructible par d’autres, et sécuriser juridiquement l’intervention en milieu scolaire.

Manifeste et nomenclature terminés. Mentions légales, politique de confidentialité et licence personnelle et éducative rédigées. Restent à finaliser : le guide d’assemblage illustré et les CGV.

Ce qui manque le plus n’est pas technique : ce sont les premiers ateliers en établissement, et donc les photos et les retours d’enseignants que vous devriez trouver ici. Je cherche cinq établissements pilotes pour l’année 2026-2027.

Devenir établissement pilote

La suite

Deux façons d’entrer dans l’histoire

Faire venir un atelier dans votre établissement, ou construire votre propre station chez vous. Les deux financent la même recherche.